Vous lancez une production vidéo et vous vous demandez par où commencer ? Si le tournage attire souvent toute l’attention, la préproduction est pourtant le véritable socle de votre réussite. En effet, se lancer sans objectifs précis revient à donner un « coup d’épée dans l’eau ».
Découvrez pourquoi cette phase préparatoire est indispensable pour garantir l’impact de votre contenu grâce aux 4 piliers essentiels qui structurent efficacement un projet audiovisuel.
1 – Le cadrage stratégique : définir le pourquoi ?
Avant de parler de technique, il faut parler d’objectifs car une vidéo sans cible est comme un coup d’épée dans l’eau.
- Détermination du besoin : pourquoi s’appuyer sur le format vidéo ? Quelles sont les réels besoins de ma marque ? Quels sont les résultats espérés ?
- Définition des cibles : à qui s’adresse-t-on ? (collaborateurs, clients, grand public).
- Détermination du message : quelle est l’unique idée que le spectateur doit retenir ?
- Le choix de la réalisation : quels vont être le parti-pris et l’esthétique du film ? La réalisation image est-elle très propre, plus heurtée, classique ou plus documentaire ? Quel va être le ton (institutionnel et sobre, ou dynamique et décalé) ?
2 – Le concept éditorial : un avant-goût du projet
C’est ici que l’histoire prend forme. C’est l’étape de l’écriture pure.
- Le synopsis ou la note d’intention : un résumé du projet avec ses intentions de réalisation, le message à transmettre et la façon dont on souhaite le communiquer. Pour que cette proposition soit plus concrète aux yeux du client, un moodboard (exemples d’images qui donnent un avant-goût du film) ou des références de réalisations similaires complètent le document.
- Le script ou scénario : détaille le contenu de la vidéo (qui intervient dans le film ? avec quel message ?), les images d’illustration et les textes éventuels (mots clés, données chiffrées)
- Le storyboard : indispensable pour une vidéo complexe, il permet de visualiser chaque plan sous forme de croquis ou de visuel plus concret.
3 – L’organisation logistique : le plan de bataille
Une fois que le contenu est validé, il faut orchestrer les moyens humains et techniques et caler le projet dans un planning bien défini.
- Casting : choisir les visages de l’entreprise. Qui va parler ? Qui va être mis en scène. Privilégie-t-on les cadres ou les employé·es de terrain ? Dans le cas d’une fiction, trouver les comédien·nes les plus pertinent·es pour le projet…
- Feuille de route (planning) : établir un calendrier précis et des plages de tournage pour s’assurer que les intervenants sont disponibles. Ce calendrier comprends aussi les temps d’écriture et de post-production jusqu’à la livraison finale. Cette organisation demande d’anticiper les allers-retours avec le client et les temps de validation des différents décideurs.
- Repérages éventuels : visiter les lieux de tournage pour vérifier la lumière, l’acoustique et l’accessibilité.
4 – Les aspects juridiques et administratifs
Souvent négligée, cette étape est pourtant le garde-fou du projet.
Droit à l’image : faire signer des autorisations écrites, précisant les conditions et les temps de diffusion, à chaque personne filmée.
Droits d’auteur : s’assurer de la propriété des musiques, des images d’archives ou des polices de caractères utilisées.
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